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Création
le 18 janvier 2001 à l’Opéra de Lausanne
et du
25 au 27 janvier 2001 à l’Espace Moncor, Fribourg.
Le propos de Natal est le changement. Ce propos
est servi par un procédé vidéo qui s'intègre à la
danse par le jeu d'images enregistrées et d'images filmées
en direct par les danseurs.
Le changement. Comme une nouvelle maison après
une ruine. On défait et reconstruit sans plans en suivant
son coeur. Natal jette les danseurs
dans une transe douce pour défaire ce qui ne va pas, et
reconstruire quelque chose d'autre sans savoir encore la forme
que cela prendra. Cette pièce pose la question de l'attitude
que nous avons face à l'obstacle ou l'impasse. En particulier,
elle démontre comment le regard que l'on porte sur les choses
est déterminant et qu'il suffit parfois de changer d'angle
pour qu'elles changent de nature.
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Sur scène, les trois musiciens du Collectif
Velma se joignent aux six danseurs, coincés entre
un écran géant et le public... sur l'écran,
un mur se monte plot après plot . Cet obstacle est-il
réel ou simple projection de l'esprit ? Face au vide,
devant le public, ou face à l'écran, dos au public,
les danseurs oscillent et s'obstinent. Le vide fait peur, il
offre le saut délivrance: soit tomber et mourir, soit
chuter pour reconstruire... Progressivement, l'attitude des danseurs
change. Plus ludiques, moins fixés sur l'obstacle, ils
impriment à leur corps des mouvements en spirale. Le corps
devient outil de changement intérieur. L'énergie
change. Le regard sur l'obstacle change aussi. De solide, le
mur s'effrite et devient liquide. Les danseurs s'emparent de
la vidéo et la manient comme un outil de transformation.
En cherchant une issue vers l'élévation, ils modifient
leur propre perception de l'espace, comme celle du spectateur.
La relation entre le danseur et le spectateur change aussi. Il
n'est plus face au spectateur à valoriser sa propre expression.
Il ne "contrôle" plus ce qu'il lui propose. Saisi
par une caméra située très haut dans les
cintres, son image retransmise en direct sur l'écran géant
prend le dessus. Emotion physique et abstraite. Lâchant
un peu d'égo, le danseur gagne en ascension. Il ne subit
plus le mur projeté sur l'écran. Il prend sa place
en se noyant dedans. Comme une méditation, un rêve éveillé.
Quelque chose de subversif est signifié : ce qui est couché peut être
debout. Après ça, la vidéo n'a plus lieu
d'être. Le danseur "retourne" dans son corps
et laisse courir une énergie brute et jubilatoire. Il
ferme les yeux, laisse l'instinct le guider et prend le risque
de déplaire. En forme de conclusion, le même mouvement
est repris par chacun des danseurs. L'interprétation change
suivant que le danseur se conditionne à l'amour ou à la
haine.
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" Je
suis à la recherche d'un état nouveau. Depuis longtemps.
Dans Azur blues, la dernière
création, nous avons voyagé entre Colère et
Zen. Un peu plus vers la colère, d'ailleurs. Derrière
cette pièce, il y avait l'intention de faire de deux éléments
contradictoires une chose, donc de construire. Aujourd'hui, je
souhaiterais trouver une sorte de troisième voie...un état
indéfini fait de chair subtile. " Fabienne Berger
Depuis 1998, la compagnie se concentre sur une recherche qui la lie à la
vidéo pour réaliser ses thèmes. L'image, la matière,
l'espace déplacé, déformé, transformé,
perverti, le leurre, la transfiguration, la création d'images
mentales, la signification du subtil. Et dans le cas de Natal,
un partenaire essentiellement interactif avec les danseurs. Dans Azur
blues, la vidéo avait pour mission de créer une
passerelle entre Colère et Zen. Le procédé utilisé consistait à mêler
la vidéo à la scène par l'association d'images enregistrées
avec des images filmées en direct par les danseurs. Dans Natal,
le même procédé a été développé dans
un sens plus interactif afin d'aller plus loin dans l'intégration
de la vidéo à la scénographie et au jeu des danseurs.
Avec une attention toute particulière au regard et à la
façon d'assembler les choses pour tenter d'éviter la gratuité.
Le rôle dévolu à la vidéo reste donc au service
du thème : le changement.
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Direction et chorégraphie Fabienne
Berger – Danse Young-Soon
Cho, Susana Panadés Dìaz, Sarah Duc, Niki Good,
Hideto Heshiki, Patrick Servius – Création
musique Collectif Velma (Christophe
Jaquet, Christian Garcia, Stéphane Vecchione) – Création
vidéo Laurent Junod, David
Monti, Fabienne Berger – Lumière
et scénographie Laurent Junod – Création
costumes Maïck Cochard – Nous
remercions pour leur important soutien La
société de la Loterie romande – Pro
Helvetia – Fondation
suisse pour la culture – Le
service des Affaires culturelles de la Ville de Lausanne – Le
service des Affaires culturelles du Canton de Vaud – Le
département des affaires culturelles du Canton de Fribourg – Migros
Neuchâtel – Fribourg – La
Fondation Ernst Göhner – La
Fondation Oertli – La
Fondation Nicati-de-Luze – La
Fondation SUISA
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